ERICA ROSS NAPURRULA

Erica Napurrurla Ross vit à Yuendumu, une communauté aborigène située à 290 km au nord-ouest d'Alice Springs. Elle est née et a grandi là-bas en fréquentant l'école locale. Elle est ensuite allée à l'école à Alice Springs au Yirara College, un internat aborigène. Depuis qu'elle a terminé ses études secondaires, Erica a suivi une série d'études supérieures au Batchelor College d'Alice Springs et de Darwin. Le premier travail d'Erica consistait à enseigner l’anglais et à traduire. Elle a par la suite travaillé pour le centre d’art, comme personnel administratif mais s’est engagée peu à peu dans la peinture. Elle a occupé d’autres postes dans la communauté de Yuendumu, s’investissant dans la vie sociale.

Erica Ross Napurrurla

Erica Napurrurla Ross vit à Yuendumu, une communauté aborigène située à 290 km au nord-ouest d'Alice Springs. Elle est née et a grandi là-bas en fréquentant l'école locale. Elle a ensuite étudié à Alice Springs au Yirara College, un internat aborigène. Depuis la fin de ses études secondaires, Erica a poursuivi diverses études au Batchelor College à Alice Springs et à Darwin. Elle a tout d'abord travaillé comme interprète à l'école puis a travaillé au centre d'art notamment à la préparation des toiles destinées aux peintres. Alors qu'elle travaillait au centre d'art, elle a commencé à peindre elle-même. Elle étudie paraléllement au Batchelor Institute à Alice Springs où elle est sur le point de terminer un diplôme d' interprète. Pendant ses études, elle a tout d’abord travaillé avec le programme pour les personnes âgées de Yuendumu et jusqu’à récemment, elle travaillait comme réceptionniste pour le Central Desert Shire (Conseil de Yuendumu). Erica a deux enfants et est une grand-mère.

Esther Giles Nampitjinpa

ESTHER GILES NAMPITJINPA Esther Giles est née vers 1944 (entre 1938 et 1948 selon les sources). Durant sa jeunesse, son groupe familial se déplace dans le désert, comme il y a des milliers d’années, vivant de la chasse et de la cueillette. Ils vont de point d’eau en point d’eau, vivant au jour le jour. Les gens de cette génération ont une connaissance profonde de leur pays Les sécheresses répétées conduisent la plupart des Ngaanyatjarra à quitter leurs terres traditionnelles. Les uns rejoignant le sud de l’Australie Occidentale, une autre partie Haasts Bluff ou Kintore dans le Désert Occidental et une grosse partie rejoignant les communautés du sud du Désert Central comme Ernabella, Fregon et entre les différentes zones Warburton. Son groupe familial va s’établir à Warburton, où une mission chrétienne s’est installée. Puis le gouvernement fait construire une piste qui mène à 240 km de là, sur les terres des Pintupi et des Ngaanyatjarra . Elle rejoint alors cette communauté très isolée, Patjarr, - toujours en Australie Occidentale mais proche de la frontière avec le Territoire du Nord. C’est là qu’elle se familiarise avec la peinture. Son beau-frère est l’un des artistes célèbres de cette région : Jackie Giles ; et c’est le premier à se lancer dans l’aventure artistique. Au départ, il n’a même pas de brosses pour peindre, il doit peindre avec ses doigts ! Le centre artistique ouvre officiellement en 2004. Comme les Aborigènes se déplacent souvent, pour voir des membres de leur famille par exemple, certains ont déjà peint pour d’autres centres artistiques et ont déjà une certaine expérience. Ainsi Esther peint parfois à Tjukurla, près de Docker River. Dès le départ, sa personnalité calme autant que ses premières productions colorées attirent le regard de marchands. Elle réalise aussi des sculptures ou des paniers en fibre. Mais le destin n’en a pas terminé avec Esther. Alors qu’une partie des anciens de la communauté disparaissent elle apprend qu’elle est atteinte d’un cancer dont le diagnostic tardif laisse supposer une issue fatale. Elle doit au plus tôt se rendre en ville, à Alice Springs pour suivre un traitement. Sa vie bascule. Elle trouve refuge chez un marchand indépendant qui va lui fournir les moyens de s’épanouir artistiquement. Elle y retrouve ses deux sœurs Mrs Bennett (Nyurapayia Nampitjinpa – en fait une demi-sœur ou une sœur clanique) et Tjawina Porter Nampitjinpa. Là les trois « sœurs » vont produire des œuvres majeures dans des conditions de vie décentes. Le studio où elles travaillent est propre, climatisé, avec du personnel pour leur faire à manger, pour préparer les toiles, la peinture et disposent de chambres. Elles peuvent se concentrer sur leur travail et uniquement ça. Et les œuvres qui vont sortir sont parmi ce qui se fait de mieux dans l’art aborigène. Les sœurs sont à l’aise sur les grands formats, qui permettent de condenser toute l’histoire sacré d’une région. Car l’art aborigène est une mixe entre cartographie, géographie et histoire mythologique. Les détails sont là mais les teintes restent restreintes, le beige prenant le dessus. C’est alors seulement le rythme des lignes et des points, petits, serrés, et la façon de déposer les points de façon très dense, de manière à créer un aplat ou au contraire en les espaçant et en libérant de l’espace, comme une respiration qui insufflent la vie. Rarement les diagrammes anciens, traditionnels ont trouvé à s’exprimer sur des supports modernes avec une telle force et une telle beauté. Pas d’esbroufe chez ses femmes, la gamme chromatique réduite généralement à sa plus simple expression contraint à trouver la force dans le motif seul, dans la composition. Et les sœurs excellent en la matière. On est ici au sommet de l’art aborigène, car sont réunis la force des motifs millénaires, des récits des temps immémoriaux, et la puissance du médium moderne et de ses possibilités. Faut-il encore le canal qui fera le lien, le plus qui distingue les grands artistes. On peut s’enthousiasmer devant le résultat mais c’est encore plus intéressant quand on devine la richesse de ces toiles. Au niveau plastique, rien à dire, on sait qu’on est devant des chefs d’œuvres (pour ceux qui auront eu la chance de voir les grandes toiles de Mrs Bennett et d’Esther tout particulièrement) mais l’émotion est encore plus profonde lorsqu’on pense au cheminement de ses femmes, à leur histoire personnelle et aux connaissances qu’il leur fallu acquérir (physiques et spirituelles) pour en arriver là. Elles représentent la quintessence de la culture aborigène où les aînés sont respectés pour leurs savoirs. Elles ne savent pas lire ou écrire mais savent parfaitement les chants, les danses, la moindre ondulation des paysages dont elles ont la responsabilité, où se trouve l’eau et la nourriture dans une zone plutôt hostile. Ce qui surprend chez ces sœurs, comme chez beaucoup d’autres artistes aborigènes, c’est le rendu très contemporain. Les formes sont répétitives comme souvent dans l’art aborigène. Les demis cercles, les cercles, les lignes sinueuses ou plus ou moins droites, où les décrochés viennent créer des effets optiques et renforcer le côté dynamique. On pense aux gravures sur les tjuringa, les objets sacrés aborigènes et aux peintures rupestres. Mais aussi aux objets que les femmes confectionnent pour les cérémonies, à l’aide de cheveux, de fibres végétales : bandeaux ou jupes. Esther retrouve la santé…peut-être aidée par à un voyage sur ses terres et par la peinture. En 2011 elle a l’honneur de voir ses œuvres présentées à la Biennale de Venise. Et Il y a quelques mois Esther s’attaque à un format monumental où doit se confronter les images de son « pays » et celles de sa propre vie. Le titre Kuru Yurltu se réfère à un site et bien entendu décrit le paysage qui l’entoure tout en détaillant – mais de façon symbolique – les actions des Ancêtres Créateurs (dont le Serpent d’Eau). Ce sont aussi les initiées qui réalisent les cérémonies, chantent et dansent. Une œuvre aboutie, réfléchie, longuement mûrie. Un condensé des expériences d’Esther et de ses réflexions sur sa vie, sur la signification de la vie, du destin, du Rêve. Un témoignage d’une culture ; un témoignage qui parait venir de la nuit des temps et qui restera pour les générations à venir. Elle est décédée.

Eubena Nampitjin

Eubena Nampitjin Acrylique sur toile – Ethnie Kukatja – Balgo – Kimberley Très belle pièce, tant par le motif, simplifié à l’extrême, la force de l’exécution, et le mélange adroit des teintes chaudes et sourdes qui ont fait la renommée de Eubena. Malgré l’aspect très abstrait de cette toile, il ne faut oublier sa signification, associée aux épisodes du Temps du Rêve. Eubena est une grande artiste mais son statut d’initiée est tout aussi important. Les teintes solaires de Eubena Nampitjinp, de la lointaine communauté de Balgo, apportent une touche lumineuse à cette vente. Cette femme de près de 90 ans est aujourd’hui incontestablement l’une des grandes figures de l’art aborigène. Sa peinture, très marquée, puise dans son histoire personnelle si riche, dans ses expériences si marquantes comme ceux qui accompagnent l’arrivée des blancs dans le Kimberley (Eubena les prendra pour des fantômes au départ). Fière de sa culture, matriarche au caractère affirmé, très curieuse depuis sa plus tendre enfance, elle met ses connaissances profondes que lui confère son âge – près de 90 ans – au service de son art. Sa mère, Mukata est morte alors qu’elle est encore qu’une enfant. Il est dit qu’elle est morte suite aux pratiques magiques d’initiés Wangkajungka qui auraient chanté les étoiles pour les faire tomber et toucher sa mère… C’est que la magie marque la vie de Eubena. Kinyu, l’Ancêtre Dingo est une présence constante, bénéfique et puissante durant la vie de Eubena. Cet Ancêtre est associé au site de Kunawarritji dans le Great Sandy Desert. Voici un exemple de cette relation privilégiée entre Kinyu et le groupe familiale de Eubena : avant de partir en quête de nourriture, les femmes plongent leurs bâtons à fouir dans le sable de la dune où l’essence spirituelle de Kinyu est présente, afin de s’assurer une collecte fructueuse. Eubena est l’une des deux responsables de Kinyu, gradiennes des sites où son esprit réside. “I like painting from my heart. My uncle gave me maparn (traditional healing powers) and I have that strong spirit. I like to do paintings, big ones, to keep my spirit strong.” Cette force qui habite Eubena est visible, palpable dans ses peintures. Il émane de ses œuvres une force qui semble vouloir jaillir de la toile comme les Ancêtres ont ainsi façonné la terre. Elle termine ses œuvres en rajoutant des détails qui sont autant de rappels aux sites sacrés, marqués de l’empreinte des Ancêtres ou réminiscence des peintures corporelles qui couvrent le haut des corps des femmes lors des cérémonies. Evocation spirituelle du Temps du Rêve, du pouvoir de guérison et de vie, rythmes des femmes dansant en pas chaloupés tenant les « dancing boards » entre leurs mains, connaissances au combien profondes du bush, des sites sacrés et de leurs connexions, la peinture de Eubena est tout ça et bien plus. Elle est aussi peinture contemporaine, pont entre deux cultures. Collections : Gantner Myer Collection Art Gallery of New South Wales Kaye Archer Collection National Gallery of Australia National Gallery of Victoria The Holmes a Court Collection The Kelton Foundation, Santa Monica, USA Laverty Collection Kluge Ruhe Collection, USA Helen Read Collection ArtBank Western Mining Corporation Collection Levi-Kaplan Collection, Seattle Williams Collection Thomas Vroom Collection, Amsterdam Harland Collection Ken Thompson and Pierre Marecaux Collection

EUNICE JACK NAPANANGKA

Eunice Jack Napanangka Groupe Pintupi - Communauté de Haasts Bluff – Désert central Eunice est née vers 1940. Son père est Tutuma Tjapangarti est l’un des créateurs du mouvement artistique à Papunya en 1971. La carrière d’Eunice démarre en aidant son mari, Gideon Tjapurrula, a compléter le fond pointilliste de ses toiles. Elle commence sa propre carrière quand est créé la coopérative de Haasts Bluff, en 1992. Depuis elle a participé à un très grand nombre d’expositions, de groupe ou personnelles. La particularité de notre toile est son ancienneté et le style moins coloré qui marquera plu tard le style d’Eunice et des autres artistes de Haasts Bluff. COLLECTIONS: Bailleau Myer, de Young Museum, San Francisco, USA Thomas Vroom, Hollande Gabrielle Pizzi Collection, Australie Flinders University, Adelaide, Australie National Gallery of Victoria, Melbourne, australie Museum and Art Gallery of Northern Territory, Darwin, Australie Darwin Supreme Court, darwin, Australie Campbelltown Regional Gallery, NSW, Australie University of Tasmania, Hobarth, Australie

Eunice Napangardi

EUNICE NAPANGARDI (née au début des années 50 – Luritja / Warlpiri) Eunice est née au début des années 50 à Yuendumu. Elle a été l’une des premières artistes. Marié à Kaapa Tjampitjinpa, l’un des membres fondateurs du mouvement pictural, elle commence à se familliariser avec la technique pointilliste en aidant son « vieux mari du bush » à compléter le fond de ses toiles durant plusieurs années. Puis, au début des années 80, elle obtient le droit de peindre ses propres motifs et dés lors est considérée comme l’une des artistes majeurs. A la mort de Kaapa, elle se marie avec Maxie Tjampitjinpa, un autre artiste qui va marquer les années 80. Elle va d’ailleurs exposer régulièrement dans les grandes villes australiennes avec lui ainsi qu’avec sa « sœur » Pansy. Eunice est l’une des trois femmes artistes sélectionnées pour un projet d’exposition itinérante lié aux célébrations du Bicentenaire (de l’installation des Anglais – Bicentennial Travelling Exhibition). Elle participe également à l’inauguration de la fresque que le gouvernement lui commande pour l’aéroport d’Alice Springs (Décembre 91) : Eunice et Clifford Possum, un artiste très connu à qui ont à également demandé de peindre une toile monumentale, voient ainsi leurs travaux récompensés. L’année suivante une autre toile lui est spécialement commandée pour une exposition itinérante dont la première étape est Washington (USA). Son interprétation du Rêve de Banane Sauvage est désormais célèbre. Elle montre le bananier dans ses différents cycles de croissance, avec des vignes rayonnantes poussant dans les crevasses rocheuses, près des lits des rivières. C’est une source alimentaire importante et possède des qualités curatives spécifiques, ce qui lui confère une importance immense pour tous les peuples aborigènes d’Australie centrale. collections : Woolongong City Art Gallery, Federal Airports Corporation, Fondation Kelton (USA), Ebes Collection…

EVA NELSON NAPALTJARRI

EVA NELSON NAPALTJARRI Groupe Pintupi – Yuelamu – Désert Central Eva est née en 1968. Autodidacte, elle se met à peindre en 2003 mais il faut attendre 2007 pour que sa production augmente. Elle s’inspire principalement de son Rêve de Perruche et de son Rêve d’Eau mais en donne une lecture personnelle. Sa technique est remarquable : à l’aide de points très fins et sans l’aide de couleurs elle réalise des œuvres complexes.

EVELYN NANGALA ROBERTSON

EVELYN NANGALA ROBERTSON Evelyn Nangala Robertson est née en 1986 à l'hôpital Alice Springs, l'hôpital le plus proche de Yuendumu, une communauté aborigène située à 290 km au nord-ouest d'Alice Springs. Elle est la fille de Tina Napangardi Martin Robertson et de la petite-fille de Shorty Jangala Robertson, tous deux artistes à part entière. Shorty était aussi un grand initié, détenteur de droits importants sur le Rêve d'Eau. Evelyn a fréquenté l'école locale à Yuendumu. En 2005, elle a déménagé à Nyirripi avec sa famille et y vit toujours. Elle a travaillé pour le Child Care Centre et le magasin local et travaille maintenant à l'école. Elle est mariée à Kenneth Jungarrayi Martin, également artiste. Evelyn peint 2007. Elle peint principalement les histoires - Jukurrpa ou Rêves - de son grand-père, mais aussi celles de son père et de sa grand-mère. Le site associé à ce Rêve d’Eau est Pirlinyarnu, à environ 160 km à l’Ouest de Yuendumu. Deux Hommes Jangala, des faiseurs de pluie, chantèrent la pluie, provoquant un terrible orage qui traversa la région, Les éclairs tombaient régulièrement. Cet orage rencontra une autre tempête venue de Wapurtali et ils furent transportés par un Faucon Brun plus à l’ouest où ils créèrent un point d’eau important. A Puyurru, ce Faucon trouva un Serpent- Arc-en Ciel et le Serpent transporta l’eau avec lui pour créer un lac à Jillyinmpa. Les droits sur ce thème appartiennent aux femmes Nangala et Nampitjinpa et les hommes Jangala et Jampijinpa.

Evelyn Pultara

EVELYN PULTARA (née vers 1940 – ethnie Anmatyerre) Evelyn est née sur les terres de la ferme de Woodgreen dans l’Est du Désert Central, zone faisant partie intégrante de ce qu’on nomme aujourd’hui la communauté d’Utopia. Elle est mariée à Clem Pultara, un homme avec qui elle a grandi. Ils ont vécu de façon très traditionnel jusqu’au moment où Clem a pris un emploi de gardien de troupeau dans une ferme à proximité de leurs terres. Ils ont 6 enfants. Evelyn est la nièce de la regrettée Emily Kame Kngwerreye, la grande personnalité d’Utopia. Emily a marqué autant la région par sa personnalité (elle était la « boss » pour les rituels, une personne clé dans l’élaboration des cérémonies) que par sa pratique de la peinture, propulsant cette région isolée sur le devant de la scène artistique internationale. Elle est également la sœur d’un grand initié, Greenie Purvis, lui-même peintre de talent. Elle possède avec lui les droits de peindre de façon linéaire le Rêve de l’Igname. Evelyn commence à peindre seulement en 1997. Au début elle peint des motifs sans grande originalité, s’inspirant de « bush tucker » (des histoires associés à la quête de nourriture dans le bush) et de l’Awelye (ce terme désignant les cérémonies de femmes le plus souvent des rites de fertilité – les artistes femmes peignant souvent les peintures corporelles de ces rituels). Puis, peu à peu, prenant de l’assurance et maîtrisant les techniques de mieux en mieux, elle se lance dans un style plus novateur quoique influencé parfois assez fortement par les œuvres de Gloria Petyarre, l’une des plus importantes artistes d’Utopia. C’est ainsi que l’influence de cette artiste est visible lorsque son Rêve d’Igname s’exprime par des boucles colorées. Mais ce qui devient rapidement son thème de prédilection, son Rêve d’Igname peut prendre d’autre forme. Ainsi, elle traite aussi ce thème avec des segments plus ou moins longs, très colorés. Ces compositions vont assez rapidement apporter le succès à Evelyn. Désormais, Evelyn passe son temps entre la peinture et les soins à son fils Luke (il souffre physiquement et mentalement). Des journalistes américains écrivant pour une prestigieuse publication ont voulu la rencontrer ainsi que des français préparant un reportage TV. Elle a eu droit à une exposition solo à Milan et à Sydney, ce qui est rare dans le milieu de l’art aborigène où les galeries montent plutôt des expositions de groupes.

Felicity Nampitjinpa Robertson

Felicity Robertson Nampitjinpa Groupe Warlpiri – Yuendumu – Désert Central Felicity est née en 1965. Elle a vécu la majeure partie de sa vie à Yuendumu. Elle a fréquenté l'école locale et a ensuite rejoint le Batchelor College, à Darwin, où elle a reçu un diplôme en enseignement en tant qu'enseignante assistante. Elle a travaillé par intermittence au fil des ans à l'école Yuendumu. Elle est la fille de Shorty Jangala Robertson, initié important, peintre connu, respecté pour ses connaissances tribales et comme « faiseur de pluie ». Felicity se met à peindre en 2002. Si elle peint plusieurs thèmes elle se concentre souvent sur le site de Puyurru associé au Rêve d'Eau. Elle utilise souvent des teintes vives à la manière des autres artistes de Yuendumu. Elle a été sélectionnée à plusieurs reprises pour participer à des prix artistiques en Australie.

FIONA YOUNG NAPANANGKA

FIONA YOUNG NAPANANGKA Fiona est née dans le bush, près du point d’eau de Pungkupirri. Elle a vécu dans plusieurs communautés aborigènes très isolées comme Docker River ou Warakurna avant de s’installer à Tjukurla avec son mari Adrian Young (décédé). Elle est la fille de Tjawina Porter Nampitjinpa, une très bonne artiste dont on sent parfois l’influence dans le style.

Frank Tjapanangka

Frank Japanangka Groupe Warlpiri - Communauté de Yuendumu - Désert Central Frank est né vers 1920. Né dans la région de Mt Allan il est pendant longtemps l’un des doyens de la communauté de Yuelamu avant de s’installer définitivement à Yuendumu. Il peint depuis 1988 et a participé à de nombreuses expositions. Il est aujourd’hui probablement décédé et a été longtemps l’un des rares survivants de cette génération et possédait de solides connaissances tribales des gens de son âge.

FRED GRANT

Fred Grant Groupe Pitjantjatjarra – Désert du Spinifex -– Australie Occidentale Fred est né en 1943. Il est l’un des principaux artistes du Spinifex Arts Project. Il élabore des motifs proches des Cycles Tingari peints par les artistes pintupi du Désert Occidental mais en donnant plus de place à l’espace et en utilisant des rouges qui viennent contraster avec les blancs.

FRED TJAKAMARRA

FRED TJAKAMARRA (1926 / 2006) Groupe Kukatja – Balgo – Kimberley Né près de Lappi Lappi (Hidden Basin) en Australie Occidentale, vers 1925, Fred Tjakamarra était un homme de loi important, resté proche de la tradition toute sa vie. Il a commencé à peindre sur le tard, en 1990 mais a ensuite été un artiste prolifique, aimant diffuser ses connaissances au travers ses productions. Si son Rêve d’Eau est souvent décrit, il est l’un des principaux gardiens de ce thème, il s’est également inspiré d’autres thèmes comme, Wati Kutjarra (Rêves des Deux Hommes), Karnaputta (Rêve de Femmes), Cycles Tingari, Serpent arc-en Ciel et la description des sites de Lappi Lappi et Waringarri. Son style est marqué par les teintes chaudes des peintres de Balgo, ou les rouges, jaunes, roses sont très présents.

Freddy (Freddie) Timms

FREDDIE TIMMS (FANAMA) (né en 1945 – Gija) Freddie est né à Police Hole, une petite ferme de bedford Down, dans le Kimberley Oriental. Son nom aborigène est Ngarrmaliny, le même que son lieu de naissance. Il a travaillé comme gardien de troupeau à Lissadell, où il a vécu jusque en 1985. C’est alors qu’il rejoint la jeune communauté de Turkey Creek (Warmun). A Turkey Creek le mouvement artistique est né plus tard que dans le désert. En 1975, Rover Thomas et les grands initiés Gija créent le Kuril Kuril, la fameuse cérémonie qui va faire connaître la manière de peindre de ce groupe aborigène. Mais c’est seulement au milieu des années 80 que la demande pour des œuvres affluent. Freddie se met donc à peindre en 1989 bien qu’il est peint avant mais uniquement pour les cérémonies (il a travaillé avec Rover Thomas dans des fermes et c’est donc tout naturellement qu’il collabore à la réalisation de la cérémonie publique du Kurill Kurill en peignant des panneaux et comme danseur). Son style est différent des autres artistes Gija qui mêlent vues aériennes et perspectives. Lui se contente, à la manière de Rover Thomas, de peindre des vues aériennes, comme une carte de ses terres. Il se distingue aussi par l’utilisation de couleurs différentes qu’il appose de façon très fluide. Les couleurs foncées, les ocres et le noir qui dominent les œuvres de Paddy Jaminji, de Jack Britten ou Hector Jandany disparaissent peu à peu au profit des couleurs claires et lumineuses comme le blanc et le jaune. Le succès est immédiat et aujourd’hui la renommée de Freddie a rejoint celles des précurseurs de ce mouvement. En 1997, Freddie signe quitte la fameuse communauté de Turkey creek pour s’installer à Crocodile Hole. D’autres initiés décident de le suivre comme Jack Britten, Paddy Bedford, Rusty Peters,… . Freddie demande alors à Tony Oliver, un homme qui a organisé des expositions avec de grands artistes américains (Andy Warhol,…) de l’aider à créer une nouvelle coopérative, de diffuser ses œuvres,… . Freddie va alors s’orienter vers de nouvelles voies : il continue à travailler avec des pigments mais utilise aussi de l’acrylique et de nouvelles teintes. Il multiplie aussi les thèmes politiques et historiques. La National Gallery of Australia lui achète par exemple une peinture au titre évocateur « Whitefella – Blackfella »; elle décrit la situation des Aborigènes face aux Blancs mais aussi aux Africains et aux Asiatiques. Freddie devient un artiste important. Ses œuvres ont été exposées un peu partout à travers le monde et sa côte ne cesse de croître. Il est décédé.

Freddy Andrew

Groupe Tiwi - Ile Melville – Territoire du Nord Freddy est né en 1973. Il est, comme souvent chez les Tiwi, un artiste complet.

Gabriella Possum Nungurrayi

Gabriella Possum Nungurrayi Ethnie Anmatyerre Gabriella est née en 1967. Elle est la fille aînée du plus célèbre artiste australien, Clifford Possum Tjapaltjarri. C’est donc tout naturellement qu’elle se met à peindre très tôt, notamment en aidant son père à compléter le fond pointilliste de ses toiles. Son père, l’un des plus minutieux artistes du Désert Central, lui a transmis le goût pour les fonds particulièrement bien travaillés avec des techniques différentes mais aussi un grand sens des couleurs inspiré par le bush. En 1983, Gabriella est primée lors du fameux prix artistique « Alice Springs Art Prize », elle n’a alors que 16 ans ! Collections: NGV, MAGNT, FU, HaC, AGNSW, The Kelton Foundation, Santa Monica, USA, Winterhur Collection, Suisse, Artbank, Sydney, Edith Cowan University Art Collection, Perth,

Galya Pwerle

Galya est née dans les années 1920 (1922 est la date donnée par beaucoup) ou les années 1930. Cas paradoxal puisque, très proche d’Emily Kame Kngwarreye et de beaucoup d’autres peintres célèbres (comme sa nièce Barbara) Galya commence à peindre sur des supports modernes tardivement, peut-être en 2000, plus probablement en 2004. l’Awelye (série de rituels de fertilité de la terre) inspire Galya et ses sœurs. Ce sont les motifs utilisés pour ces rites qu’ Emily transpose sur des toiles, et plus particulièrement ceux que les initiées se peignent sur le corps. Contrairement à ses sœurs, Galya va commencer à peindre cette thématique avec des petites formes de haricots avant de changer du tout au tout en 2008. Elle recouvre alors les peintures corporelles de gros points réalisés en appuyant la brosse. Les couleurs s’inspire du bush à cette saison.

GENEVIEVE LOY KEMARRE

Genenvieve Loy Kemarre Geneviève Loy Kemarre est née en 1982 et est originaire de la communauté d’Utopia en Australie centrale. Son groupe linguistique est l'Alyawarre. Genevieve est la fille de Cowboy Louie (louis - loy) Pwerle, artiste talentueux et bien connu, et de Carol Kunoth Kngwarreye, dont la mère était Nancy Kunoth Petyarre (décédée tristement en 2010. Sa grand-mère maternelle, Nancy, était l'une des soeurs Petyarre, artistes célèbres de cette région. Geneviève est également liée à Abie Loy Kemarre, une artiste émergente talentueuse et passionnante, grâce à laquelle Geneviève a reçu des conseils sur la meilleure façon de mettre en avant ses connaissances au travers de l'art. Cowboy décrit principalement les lieux de nidification de la pintade sauvage (ou Bush Turkey) et les voyages de cet animal tout en recherchant la nourriture, en s’accouplant et en prenant soin de ses poussins. Dans son Rêve, l'Ancêtre Pintade se promène dans les terres en laissant des traces entre et autour des points d'eau à Atnwengerrp. Dans ses peintures, ces traces sont représentées par des lignes en pointillés et les points d'eau sont représentés par des cercles concentriques. Cowboy décrit donc le voyage de la Pintade dans ses peintures et ses fonctions cérémonielles assurent la continuité de l’espèce. Cet animal est également une excellente source de nourriture. Ses œuvres sont des cartes narratives, avec lieux et les déplacements des Ancêtres. Geneviève se focalise sur les traces de la Pintade alors qu’elle cherche des graines et d’autres plantes tout en se dirigeant vers le point d’eau.

George Jampu Tjapaltjarri

George Jampu Tjapaltjarri Groupe Pintupi – Désert Occidental George (né vers 1945/49 – 2005) est né dans le bush pas trés loin de l’actuel communauté de Kiwirrkurra. Son père est déjà mort lorsqu’en 1963 il rejoint Papunya. C’est là qu’il est initié. Il débute sa carrière en aidant les anciens pintupi comme Uta Uta Tjangala, son oncle, à compléter le fond pointilliste. Il se met à peindre ses propres œuvres en 1982. Jampu signifie gaucher car George est l’un des rares artistes gauchers. Il a aussi travaillé pour la petite clinique de Kiwirrkurra. Il fait partie d’une grande famille très influente au niveau artistique. Il possède des droits sur de nombreux sites comme celui qu’il décrit ici Ngalkalaranya. Collections : Artbank University of Virginia, USA

GEORGE MILPURRURRU

George Milpurrurru Communauté de Ramingining – Terre d’Arnhem – Territoire du Nord George (1934 / 1998) est l’un des principaux artistes de Terre d’Arnhem. Il est le premier artiste australien à avoir, de son vivant, une exposition personnelle à la National Gallery of Australia (Canberra). Mais il était aussi un leader pour son peuple (Ganalbingu), il dirigeait les cérémonies et était connu comme guérisseur traditionnel. Il a participé de façon très active à la réalisation des 200 poteaux funéraires, un par année d’occupation, vaste œuvre d’art destinée à une contre manifestation lors des célébration marquant les 200 ans de l’installation des Anglais en Australie. Collections: Artbank, Sydney. Art Gallery of New South Wales, Sydney. Art Gallery of South Australia, Adelaide. Art Gallery of Western Australia, Perth. Australian Museum, Sydney. Gold Coast City Art Gallery, Surfers Paradise, Queensland. Milingimbi Collection, MECA, Milingimbi Educational and Cultural Association. Museum and Art Gallery of the Northern Territory, Darwin. Museum of Contemporary Art, Ramingining Collection, Sydney. Museum of Mankind, British Museum, London. National Gallery of Australia, Canberra. National Gallery of Victoria, Melbourne. National Maritime Museum, Darling Harbour, Sydney. National Museum of Australia, Canberra. Parliament House Art Collection, Canberra. South Australian Museum, Adelaide. The Holmes a Court Collection, Perth.

George Petyarre

George Petyarre Groupe Anmatyerre – Utopia – Désert Central George est né en 1953. Sa mère est une initiée importante d'Utopia, Lena Pwerle (également artiste). Son principal thème est le Rêve de la Fourmi à Miel. Le shèma est traditionnel et on reconnaît les hommes à leurs boomerangs tueurs (ou numéro 7, appelés ainsi à cause de leur forme).

George Tjungurrayi

George est né vers 1947. Il est amené à Papunya avec d’autres Pintupi en 1962, vivant avant cela de façon nomade et très traditionnelle, sans contact avec l’homme blanc. George est aujourd’hui un initié hautement respecté, l’un des doyens des Pintupi et l’un des artistes les plus influents. Il nous offre ici un bel exemple de ces compositions aux effets cinétiques. George est né vers 1947. Il est amené à Papunya avec d’autres Pintupi en 1962, vivant avant cela de façon nomade et très traditionnelle, sans contact avec l’homme blanc. George est aujourd’hui un initié hautement respecté, l’un des doyens des Pintupi et l’un des artistes les plus influents. Ses œuvres sont visuellement très attractives et dégagent une impression de puissance et d’équilibre. Les compositions de Georges s’articulent autour de formes géométriques simples. Il utilise le plus souvent seulement deux teintes sur une toile renforçant encore le côté cinétique, créant un effet pulsatile. Cette toile de 2003 mêle comme c’est parfois le cas chez George, les cercles si présents dans les peintures aborigènes et les lignes dont George est l’un des maîtres. Sa personnalité, ses connaissances et son carrière d’artiste international font de lui l’un des leaders pintupi. collections : Musée du Quai Branly National Gallery of Victoria Art Gallery of South Australia, Adelaide Museum of Victoria, Melbourne Queensland Art Gallery, Brisbane Queenland Univeristy Art Museum. Brisbane Artbank, Sydney Supreme Court of Northern Territory, Darwin Auckland Art Gallery, New Zealand Robert Holmes a Court Collection, Perth Kelton Foundation, Los Angeles, University of Virginia, America